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Dans les brumes du port de Bordeaux,
près des docks, quelques dreadlocks se rencontrent
ça
parle de musique. On est en 84, Niominka-Bi N'diaxas Band est né.
Le reggae est l'argument,
mais l'essentiel est plus large, la musique à l'état pur,
le frisson, l'Afrique
En effet, "Niominka-Bi", c'est
Souleymane le chanteur, "l'homme de la mer", allusion aux Niominkas,
nom donné à Dakar aux peuples Serère des îles
du Saloum, d'où il vient. Niominka-Bi N'Diaxas Band, c'est le groupe cosmopolite par excellence ; leur langue : le dialecte wollof : les thèmes : le monde et les hommes, déracinement, immigration, communication ; leur outil : un reggae tout en subtilité de joie de jouer qui met en avant la carte de l'émotion. Le groupe a suivi un cheminement classique de galères et d'expériences (auto-produit, tournées, clip FR3, TV au Sénégal, des festivals, des premières parties : Gladiators, Xalam, Super Diamono, Manu di Bongo, Pablo Moses, Wailers, Burning Spear ,Lee Perry & Mad Professor ). En 93, un premier album " Immigré " chez Boucherie Productions, un label d'ouverture, et le clip, du même nom, en dessins animés. Enchaînement logique à la rentrée 94 avec la sortie de la 2ème galette : Fatiyoon, et d'un clip brûlant " N'gor ". Les années qui se sont écoulées depuis Fati Yoon, n'ont pas beacoup changé Niominka Bi. C'est toujours ce subtile mélange d'Afrique, de Jamaïque, du reggae qui groove sévère, avec tout ce qui faut pour dancer et rêver world music Cette année on a déjà pu les voir assurer la première partie de la tournée de Third World sur 15 dates dans toute la France. Un vrai succès ! Leurs prestations scéniques ont même épaté les musiciens du groupe, pourtant de vrais piliers du reggae jamaicain qui en ont vu d'autres.
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